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CLCV SARTHE

Gare aux allégations mensongères des méthodes minceur

18 Juin 2017 , Rédigé par Le Particulier Publié dans #santé

La répression des fraudes met en garde les Français sur les termes utilisés par les professionnels pour les inciter à recourir à des méthodes amincissantes.

 

Soucieux de retrouver la ligne avant l'été, les Français sont de plus en plus nombreux à se rendre dans des centres de soins esthétiques pour mincir. Pour attirer une clientèle plus importante, les professionnels du secteur promettent constamment des "méthodes amincissantes donnant des résultats rapides et visibles" en vue des vacances

 

En pratique, les méthodes proposées au public sont diverses et variées. Il peut s'agir d'appareils d'hydrothérapie, tels que les bains bouillonnants, souvent agrémentés d'algues marines ou d'huiles essentielles, de cabines de sauna provoquant une sudation importante mais vite récupérée par la boisson, de la vente de vêtements amincissants (bermudas ou de combinaisons) ou d'appareils d'électrostimulation qui consistent à positionner des électrodes sur le corps pour provoquer des contractions musculaires en remplacement de l'exercice physique. 

Dans certains cas, ces méthodes amincissantes sont complétées par un régime et des compléments alimentaires, voire par l'application de produits cosmétiques tels que des huiles, des crèmes censées agir sur les graisses, la cellulite ou voir sur la rétention d'eau.

Face à ces promesses, la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) rappelle que les particuliers doivent rester vigilants à l'égard des termes ou allégations utilisés dans les publicités. Il existe encore des agissements proches de l'escroquerie, voire dangereux en terme de santé publique. 

"Testée cliniquement", "sans efforts", " perdez x kilos"

Parmi les mentions douteuses, la Répression des fraudes recommande de se méfier des agréments fallacieux ou des cautions médicales qui impactent sur la décision d'achat : "testé cliniquement" ou "en milieu hospitalier". Pour inciter à la consommation, les documents accompagnant l'appareil, l'objet ou la méthode reproduisent souvent la photographie d'un personnage vêtu d'une blouse blanche ou présentant un stéthoscope. Un astérisque à proximité de la photo renvoie souvent à une discrète mention "photo non contractuelle" permettant ainsi de déduire que la personne présentée n'est pas médecin. De plus, la seule affirmation d'un médecin n'est pas suffisante pour apporter la preuve d'une quelconque efficacité.

La DGCCRF souligne également que les témoignages de patients, même de bonne foi, n'ont aucune valeur, car seuls les plus favorables sont retenus. Ils suscitent chez le lecteur un espoir abusif. C'est pourquoi le type de formule " sans vous priver et sans effort, en mangeant autant que vous le souhaitez, vous perdrez x kilos" doit éveiller la méfiance du consommateur. Quel que soient la méthode, l'appareil ou l'objet prétendant faire perdre du poids, sa publicité doit mentionner toutes les caractéristiques de ce qui est proposé, ainsi que les contre-indications éventuelles, sous peine de sanctions pour le professionnel.

La Répression des fraudes rappelle que l'obésité et la cellulite ne peuvent être soignées indépendamment d'un suivi médical.

Stéphanie Alexandre

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